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    Rapport d’ESAAMLG: Vers un dénouement positif

    2019-05-13 Business Magazine

    EN juin dernier, l’Eastern and Southern Africa Anti-Money Laundering Group (ESAAMLG) jetait un froid dans le secteur financier suite à son rapport d’évaluation sur Maurice. En substance, l’organisme ob­servait qu’au vu de son cadre réglementaire, la juridiction est un terrain propice pour le blanchiment et le finance­ment du terrorisme. Dix mois plus tard, dans un nouveau rapport, l’ESAAMLG met en exergue les efforts de Maurice pour répondre aux manque­ments soulevés dans sa der­nière évaluation préliminaire.

    Si Maurice améliore sa note générale et se conforme sur plusieurs points, c’est au niveau des deux recomman­dations principales que le bât blesse. Ce qui fait qu’une des deux demandes de réévalua­tion a été rejetée alors que l’autre passe de non conforme à partiellement conforme.

    «Alors que des mesures ont été prises pour pallier les manquements sur R. 32, les informations fournies n’indiquent pas que le pays a fait des progrès suffisants», soutient le rapport. La recom­mandation 32 (R. 32) avait provoqué bien des remous et écorné l’image de Maurice car celle-ci concerne le blanchi­ment d’argent et le finance­ment du terrorisme.

    Le Managing Director d’AXIS Fiduciary, Assad Ab­dullatiff, reste néanmoins positif. Selon lui, Maurice va dans la bonne direction. «J’ai comparé le présent rapport avec le précédent, et cela montre que nous avons fait du progrès. C’est un rapport positif car les arguments relatifs à la demande de ‘re­rating’ ont été pris en consi­dération et plusieurs points ont été revus à la hausse», commente-t-il. En effet, la note de Maurice a été mise à jour pour qu’elle passe de non conforme à partiellement conforme.

    Le président de l’Associa­tion of Trust and Management Companies, Mahesh Doorga­kant, abonde dans le même sens. «L’environnement inter­national en matière de régle­mentation dans ce domaine ne stagne pas. Maurice doit donc continuellement s’adap­ter et nous sommes déjà en train de mettre à jour nos lois afin de nous assurer que nous nous conformons pleine­ment», observe-t-il.

    Par ailleurs, Assad Abdul­latiff fait remarquer qu’un problème de communication et de compréhension avait été à l’origine du rapport initial de l’ESAAMLG, qu’il qualifie d’injuste. «J’étais surpris par le premier rapport car nous avons un cadre régulateur très onéreux, très solide. Certes, il doit être revu régulièrement pour s’adapter, mais nous avons un cadre réglemen­taire et juridique qui fait ses preuves. Il faut s’attendre à un dénouement positif dans les mois à venir», soutient-il. Et d’ajouter que le National Risk Assessment travaille dur pour s’attaquer aux autres points faibles soulevés par ESAAMLG.